Aux quatre coins du globe, depuis les temps ancestraux, les peuples ont associé aux montagnes qui les entourent un caractère sacré, spirituel ou divin. Effrayantes ou bienveillantes, elles représentent souvent la puissance et sont parfois considérées comme la demeure des Dieux. Je souhaite, durant ce périple, approcher quelques-unes de ces « montagnes sacrées » d’Eurasie, afin de comprendre un peu mieux ce qu’elles représentent pour les peuples qui vivent à leurs pieds. J’aimerais également gravir quelques-uns de ces sommets.

Les montagnes peuvent être dites « sacrées » dans plusieurs sens

-        Certaines cultures ou traditions religieuses ont fait de certaines collines ou sommets des montagnes sacrées associées à des mythes, des croyances ou des pratiques religieuses. Ainsi, le Mont Ararat, en Turquie, est associé au mythe de l’Arche de Noé.

-         D’autres montagnes peuvent être associées aux activités de saints ou de créatures sacrées, ou contenir des lieux sacrés. Il en existe de nombreuses en Chine, comme par exemple le Tai Shan, parsemé de temples dédiés à la déesse taoïste Bixia, la princesse des nuages azurés.

-         Enfin, certaines montagnes ne sont pas sacrées dans le sens traditionnel du terme, mais peuvent inspirer un sens du merveilleux et du respect qui en font des lieux à part auxquels certains individus attribuent des valeurs culturelles fortes. Ainsi, le Mont Everest, en tant que plus haute montagne du globe, a acquis, au sein de la culture occidentale, un certain sens du sacré.